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MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX JUNIORS ET AUX SENIORS EN CE 11 NOVEMBRE 2016

(Je voudrai vous demander de bien vouloir excuser la longueur de ce billet. Mais il y avait tant de choses à dire aujourdhui.

Il faudrait diviser le billet en deux parties afin de bien comprendre que mon coeur était triste et débordant d'amour.

Je vous remercie de le lire et de le commenter. Ce sera  mon cadeau du jour. Michel GUERRE

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,26-37.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr.
Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ;

mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera.

En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.

Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera.
Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée.

Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. »

Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. »

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1)"Déchirer son vêtement en deux parties pour se donner"

"Déchirer son vêtement par tristesse encourue et vouloir pardonner"

Nous fêtons aujourd'hui Saint Martin de Tours, ce soldat qui partagea son manteau avec un homme en détresse, transi de froid et ne possédant pas d'habits sur lui.

Dans le même temps, nous célébrons et honorons tous ceux et celles qui, pour leur pays, ont donné leur vie en cette première guerre mondiale.

Aux pauvres et démunis, à tous ceux qui sont morts pour défendre leur pays, quelles que soient nos opinions, nous devons respect et honneur.

Seigneur Jésus, en ce jour Il nous est difficile de comprendre que des personnes qui se disent citoyens et citoyennes de la France, se glorifient d'être" intègres" dans leurs dogmes proclamés, se mettant à insulter ceux et celles qui ne sont pas de leur côté. .Seigneur, toi, tu le sais, des hommes ont donné leur vie pour notre pays, ce sont eux que nous célébrons aujourd'hui en faisant mémoire de ce traité de paix en 1918.  

Respectant les personnes, nous ne pouvons admettre des actes qui détruisent ainsi ce que d'autres ont bâti avec leur sang.

Alors, en cette épreuve, notre tristesse est grande d'entendre ces cris de haine là où il faudrait aimer.

Et nous comprenons mieux ta Parole, Jésus, sur la croix dressée par les hommes : "Père, Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font !". Seigneur, tu as fait appel au plus profond de toi pour te donner ainsi par-dessus tous les actes de violence.

Oui, Père, apprends-nous à pardonner les personnes, même s'il nous faut condamner les actes que certains ont posés, les injures proférées que nous ne pouvons approuver.

Nous avons pu lire et méditer ce passage de la lettre de Saint Jean :

"Moi, l’ancien, J’ai eu beaucoup de joie à trouver plusieurs de tes enfants qui marchent dans la vérité selon le commandement que nous avons reçu du Père.

Et maintenant je t’adresse une demande : aimons-nous les uns les autres. – Ce que je t’écris là n’est pas un commandement nouveau, nous l’avions depuis le commencement.

Or l’amour, c’est que nous marchions selon ses commandements. Tel est le commandement selon lequel vous devez marcher, comme, depuis le commencement, vous l’avez appris."

Seigneur Jésus, nous apprécions la tendresse de Dieu qui est à l'écoute du cœur de chacun, écoutant la louange et les plaintes des hommes, des femmes et des enfants.

Nous apprécions ce Souffle de l'Amour qui remplit l'univers, qui rassemble les hommes dans leurs différences, en étant à l'écoute de tous les appels qui s'élèvent vers Lui.

Tu es le Dieu caché qui nous prend par la main, nous relève quand nous faiblissons.

Tu es là où nous sommes, nous devançant et nous accompagnant quand le chemin est trop rude. Avant que nous ne parlions, tu entends notre parole.

Nous ne pouvons nous enfuir de ce souffle d'amour ! Nous avons besoin de le chercher toujours. Alors, nous allons au plus haut de nous-mêmes, et sa présence est là.

Quand nous nous laissons aller à la tristesse qui envahit nos nuits, tu es là, Infinie Présence dans notre vie.

Quand au matin, dès l'aube, nous prenons notre envol pour dépasser les tempêtes du jour, ta main se tend vers nous, et nous nous ressaisissons.

Que cette Salutation en ce jour du souvenir nous rejoigne en notre cœur,

Notre tristesse frise parfois la colère, mais nous ne pouvons pas taire ne pas la partager, comme le manteau de saint Martin de Tours que nous célébrons aujourd'hui.

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2) Relisons la Parole de l'Evangile à la lumière de notre vie, au Souffle de l'Esprit.

Seigneur Jésus, au jour même de ta mort et de ta résurrection, les temps derniers s'en sont allés pour laisser place aux temps nouveaux.

C'est pour nous préparer à cette nouveauté que tu emploies ce langage qui, au premier abord, paraît si difficile à entendre.

Manger, boire, se marier, acheter, vendre, planter et bâtir sont choses nécessaires, mais elles ne durent qu'un temps. Nous le savons bien, mais nous ne voulons pas le regarder en face. Nous sommes comme la femme de Loth qui, se retournant sur son passé, fut transformée en statue de sel.

Les images employées pour décrire ce jour de la RENCONTRE sont terrifiantes dans la description que tu en fais.

C'est pourquoi, avec discernement, il convient de traduire ce langage "apocalyptique", mot qui signifie "Dévoilement".

Ne nous laissons pas réduire à une statue de sel en nous retournant avec nostalgie sur un passé déjà bien révolu. Ne rendons pas absolu ce qui n'est que nécessaire. Accueillons ce feu d'amour qui purifie et nous apprend à prendre en compte les différentes mutations par lesquelles nous passons. Ces efforts consentis nous ouvriront les yeux sur ce beau jour, ici et maintenant, de cette Infinie Rencontre que tu veux pour chacun de nous.

Ce jour est chaque jour, c'est pourquoi tu nous invites à ne pas être propriétaires de ce que nous faisons, à poursuivre notre engagement dans le champ de la mission sans nous retourner en arrière.

Ne mettons pas notre vie en conserve, nous sommes sûrs de la perdre en empêchant ton Souffle de la régénérer.

Accepter de la perdre, c'est apprendre chaque jour à ne pas la posséder pour nous-mêmes, à la partager avec d'autres, laissant ton Souffle de vie lui redonner vigueur pour nous laisser rencontrer par toi et par les autres.

Nous ne savons ni le jour ni l'heure d'une telle rencontre, mais quand la nuit survient, il importe d'être prêts pour que tu nous prennes dans tes bras ou que tu nous laisses nous préparer encore.

Ta dernière réponse sur le lieu de cette ultime rencontre est profondément énigmatique : « Là où il y a un corps, là aussi se rassembleront les vautours. » C'est une mise en garde pour que notre vie ne soit pas pourrie par les soucis et les préoccupations de ce que nous avons. Evitons donc de ressembler à des cadavres qui attirent les vautours. Si nous nous accrochons à ce que nous avons, nous sommes déjà morts et nombreux sont ceux qui nous dépouilleront de cet "avoir".

L'essentiel en tout cela n'est pas "d'avoir" mais "d'ETRE", c'est-à-dire de laisser apparaître ce que tu "ES" en nous de toute éternité. Tel est le JOUR DE DIEU, tel est LE JOUR DE L'HOMME.

Michel GUERRE le 11 novembre 2016

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11/11/2016
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