Espace pour mieux Chercher

MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX JUNIORS ET AUX SENIORS EN CE 14 NOVEMBRE 2016

Préalable : Hier, vous avez été nombreux à demander de ne pas arrêter le billet quotidien et la relecture du dimanche.

Je vais donc continuer, espérant ne plus trouver sur le réseau des personnes qui s'injurient et se détruisent mutuellement. Les réseaux sociaux sont un espace pour échanger et non pour s'insurger contre ceux qui pensent autrement. Apprenons à ne pas simplement "regarder" les autres, mais à les "voir" de l'intérieur.

Je promets de faire un effort pour aller dans ce sens. Nul n'est infaillible, et si j'ai blessé quelqu'un, je lui demande de me pardonner.

Michel GUERRE, chercheur de Dieu et serviteur des autres.

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18,35-43.

Alors que Jésus approchait de Jéricho, un aveugle mendiait, assis au bord de la route. Entendant la foule passer devant lui, il s’informa de ce qu’il y avait.
On lui apprit que c’était Jésus le Nazaréen qui passait.
Il s’écria : « Jésus, fils de David, prends pitié de moi ! »

Ceux qui marchaient en tête le rabrouaient pour le faire taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »

Jésus s’arrêta et il ordonna qu’on le lui amène. Quand il se fut approché, Jésus lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il répondit : « Seigneur, que je retrouve la vue. »

Et Jésus lui dit : « Retrouve la vue ! Ta foi t’a sauvé. »

À l’instant même, il retrouva la vue, et il suivait Jésus en rendant gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa une louange à Dieu.

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"Passer du regard au voir"

Seigneur Jésus, tu approches de cette ville appelée "Jéricho". Elle sortit de ses ruines et peut être visitée aujourd'hui. Ville de tous les dangers, de toutes les menaces, ville dont les murs s'écroulèrent au son des fameuses trompettes, ce qui, dans le même temps, permit des relations nouvelles. Cette ville est en chacun de nous pour, qu'abattant les murs que nous dressons, nous puissions nous relier autrement en bâtissant la paix.

Et nous sommes assis tout au bord de la route ; aveugles que nous sommes, nous tendons nos deux mains pour accueillir un geste de tendresse. Cela fait tellement longtemps que nous cherchons à croire, passant de l'extérieur du "regard" à l'intérieur du "voir".

Mais quels sont tous ces bruits qui se font entendre en nous ? Une foule d'idées qui traverse nos vies. Et c'est alors que nous apprenons que c'est toi, Jésus le Nazaréen, qui passe à travers nous, marchant au cœur de la foule de nos cris.

Comment ne pas crier lorsque nous n'en pouvons plus de souffrir de ne rien voir venir pour une guérison de l'âme, une guérison du corps malade ? Et c'est un cri qui s'élève de nos cœurs : "Jésus, fils de David, aie pitié de nous ?"

Il y a toujours en nous des interpellations pour nous obliger à nous taire. Mais la douleur est trop forte et nous crions à nouveau, t'interpellant d'une manière plus solennelle : "Fils de David, aie pitié de nous !"

Tu as entendu nos cris, Seigneur, et tu demandes que l'on nous aide à venir jusqu'à toi. Impossible de nous mettre en ta présence sans passer par les autres.

Et c'est alors que tu te fais proche parce qu'on nous a rapprochés de toi. Ta parole résonne au cœur de notre cœur : "Que voulez-vous que je fasse pour vous ? Et chacun, avec ce qu'il est, de répondre vivement : "Seigneur, que nous croyons en voyant à nouveau les autres dans notre vie !" C'est tout notre être qui se met à crier ainsi vers toi. Nous entendons ta réponse : "Croyez en moi maintenant. Votre confiance vous a permis de sortir de la nuit et de voir à nouveau."

A partir de cet instant, notre confiance se donne, et nous marchons avec toi, car nous voyons le jour, même lorsqu'il fait nuit. L'espérance est retrouvée dans une confiance accordée à ta présence qui a un poids d'amour que nous pouvons chanter avec ton peuple rassemblé :

"Ouvre nos yeux, seigneur, aux merveilles de ton amour.

Nous sommes aveugles sur nos chemins. Guéris-nous, car nous voulons te voir."

Seigneur Jésus, en ce 14 novembre, nous ne pouvons pas ne pas faire mémoire de ceux et celles qui sont tombés dans les attentats sur Paris un 13 novembre 2015.

Faire mémoire, ce n'est pas simplement se souvenir du passé. C'est nous mettre en présence de ceux et celles qui nous ont quittés et continuer à panser les blessures de l'âme et du corps de ceux et celles qui souffrent encore.

Quand le Pape François accueille les plus pauvres, il dépasse les apparences et "voit de l'intérieur" la misère des autres.

Michel GUERRE le 14 novembre 2016

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14/11/2016
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