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MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX SENIORS EN CE 14 AOÜT 2017

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,22-27.

En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ;
ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés.

Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »
Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? »
Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »

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"Une mort annoncée, des impôts à payer voilà de quoi surprendre"

Nous célébrons aujourd'hui la fête de Saint Maximilien KOLBE.

Le 17 février 1941, le Père Kolbe est arrêté par la Gestapo et incarcéré dans la prison Pawiak de Varsovie. Le 28 mai de la même année, il est déporté au camp d’extermination d’Auschwitz, où on lui assigne le numéro 16670.

Fin juillet, un prisonnier s'échappe. En guise de représailles, le commandant Fritsch décide de choisir dix compagnons du même bloc et les condamne injustement à mourir de faim et de soif dans le « souterrain de la mort ».

À la stupeur de tous les prisonniers et des nazis eux-mêmes, le père Maximilien sort des rangs et s'offre pour remplacer l'un des condamnés, le jeune sergent polonais François Gajowniczek. De cette manière inattendue et héroïque, le Père Maximilien descend avec les neuf autres prisonniers dans le « souterrain de la mort » où, les uns après les autres, les prisonniers meurent, consolés, assistés et bénis par un saint.

Le 14 août 1941, le Père Kolbe quitte sa demeure terrestre, pour la rencontre avec Dieu, suite à une injection d’acide phénique. Le jour suivant, son corps fut brûlé dans le four crématoire et ses cendres dispersées au vent.

(Notes relevées sur le site des saints du jour)

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Seigneur Jésus, ce que nous venons de lire sur le Père Maximilien-Marie KOLBE illustre bien l'Evangile de ce jour et la fête de l'Assomption de Marie que nous célèbrerons demain.

Nous voici rassemblés autour de toi au carrefour des nations. Il nous arrive même de partager nos rires et nos sourires dans le quotidien de nos jours.

Mais aujourd'hui, tu nous fais part d'un évènement que nous avons du mal à recevoir et à comprendre : désormais "le FILS DE L'HOMME" que tu ES, et tous les "fils d'hommes" que nous sommes, découvrent ce passage par la mort inévitable.

ET, dans un premier temps, nous ne retenons que cela : la perte d'un ami qui accompagne nos vies, la perte de tant d'amis que nous avons connus, et cette même perspective pour chacun d'entre nous.

Devant ce dévoilement, devant tant de victimes de la violence des hommes, nous ne pouvons nous réjouir. C'est pourquoi, Seigneur, nous sommes attristés.

Nous ne savons pas encore ce que veut dire "ressusciter". Il faut beaucoup de temps pour comprendre que tu es "le Premier Relevé", ici et maintenant, ouvrant un chemin de VIE à ceux et celles qui, comme toi, traversent les ravins de la mort.

Mais la vie continue, et nous rendant au Temple, dans nos Eglises de pierres, dans notre vie civile, tu nous demandes de ne pas nous soustraire aux gestes de solidarité. En payant cet impôt, nous sommes solidaires de tous ceux et celles qui n'ont rien.

Ce geste symbolique nous invite à faire le tri de ce qui est important et de ce qui l'est moins.

C'est une mise en ordre que tu nous proposes, une manière de vivre qui est égale aux autres.

Toi-même, Jésus, dans la symbolique du poisson, tu nous demandes de faire comme toi. Tu n'étais pas obligé de payer cet impôt pour le Temple, mais ton premier souci est de ne pas scandaliser. C'est pourquoi dans la bouche de ce poisson, signe de ce que tu es, de ce que seront les chrétiens dans l'histoire, tu nous demandes de puiser une manière d'aimer, afin d'être comme tous les autres, et de ne pas nous cacher derrière des privilèges.

A chacun il revient d'examiner sa vie afin que, sous prétexte d'être aimés de toi et de ton Père, nous ne passions pas à côté de nos frères et de nos sœurs qui n'ont pas les moyens de payer leurs impôts. Ce sont souvent les plus petits et les plus faibles qui sont imposés, car ils n'ont pas de privilèges.

Tu es béni, Seigneur, pour ce chemin qui traverse la mort et conduit à la VIE.

Tu es béni, Seigneur, pour cette demande que tu appliques à toi-même : ne pas scandaliser par toutes sortes de privilèges, venir en aide, avec ce que tu nous donnes, à ceux et celles qui sont dans le besoin.

Nous avons trop tendance à penser qu’un droit est toujours quelque chose de sacré. Alexis Carrel (L’homme, cet inconnu) faisait cette réflexion : “L’homme n’a pas de droits ; il n’a que des besoins”.  Ceux qui ont un esprit de pauvre le savent bien.

Apprends-nous à ne jamais oublier que les autres aussi ont des besoins de pain et des besoins de ta Parole.

Michel GUERRE le 14 août 2017

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14/08/2017
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