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MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX SENIORS EN CE 2 octobtre 2017

Fête des saints anges gardiens

1) Nous écoutons la Parole de ce jour dans L'Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.

La liturgie nous donne à entendre le même texte que le jour précédent avec seulement un rajout pour célébrer la fête des anges gardiens.

Afin d'être complet dans cette relecture de l'Evangile, j'ai gardé tout le texte et je l'ai complété en relation avec le texte de ce jour.

"Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »

Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux.

 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux.

Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille.

Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux."

"Celui qui entraîne dans la chute un seul de ces petits, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attache une meule au cou et qu'on le précipite dans l'abîme."

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2) Nous laissons cette parole résonner dans nos cœurs.

 

3) Nous relisons la Parole d'hier à la Lumière de nos vies.

 

"Seigneur Jésus, en ce jour où nous célébrons la fête des saints anges gardiens, nous trouvons encore l'audace de te demander la place que nous occupons dans ton tissu de relations.

Tu ne nous fais pas de reproches, sachant qu'à ton époque les enfants étaient considérés comme des "pauvres" qui n'avaient aucun droit et qui servaient d'esclaves à leurs maîtres.

Mais aujourd'hui, les mentalités ne sont plus les mêmes et, dans bien des cas, l'enfant est devenu "roi" en nos pays où la consommation est "reine".

Il ne reste que les pauvres pour comprendre le geste que tu fais en réponse à la question posée.

Tu appelles un "petit enfant", celui qui n'a aucun droit, sinon l'obligation de servir comme un esclave, et tu le places au "milieu de nous", parmi nous, et en nous.

Et ta déclaration devient tout à fait claire, si nous voulons bien la comprendre : "Il est grand temps de vous retourner, de changer votre vie, afin de devenir comme des "petits enfants" ; Ces "pauvres de YHWH", "ceux qui n'ont rien à offrir et qui ne peuvent que recevoir".

Tu nous appelles à retrouver l'attitude du "pauvre" en devenant "petit comme cet enfant", qui est en nous et au milieu de nous. Le voilà le plus grand dans ton royaume de relations.

Et tu vas jusqu'à nous donner le plus beau des secrets en nous disant qu'en accueillant en ton nom ce "tout petit enfant" qui est en nous, c'est toi-même que nous accueillons.

Seigneur Jésus, qu'il est grand ton Amour pour ce "petit" que nous sommes. Nous n'avons rien à t'offrir d'autre que notre pauvreté, nous avons tout à recevoir en accueillant la tendresse de ton amour.

 

4) Nous relisons la Parole de ce jour dans la fin de ce texte :

"Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux."

"Seigneur Jésus, une fois de plus, tu nous invites à comprendre ce "Règne de relations" qui doit s'établir parmi nous. C'est un espace dans lequel la domination et la soumission n'existent pas. Tu condamnes avec force les régimes dans lesquels les forts survivent toujours, et où les faibles sont éliminés.

C'est avec fermeté que tu nous demandes à consentir dès maintenant à un renversement radical, nous mettant au service des faibles et des exclus. "Leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux."

C'est avec un grand respect qu'il faut permettre à l'enfant de grandir en chacun d'entre nous, c'est aussi ce même respect qui doit être le nôtre envers les plus petits.

Sans doute, et pour ne pas froisser, tes paroles ne sont pas complètes dans leur intégralité. Si nous voulons comprendre l'exigence demandée, il nous faut entendre le passage non cité :"Celui qui entraîne dans la chute un seul de ces petits, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attache une meule au cou et qu'on le précipite dans l'abîme."

En énonçant ces paroles, c'est une mise en garde que tu fais à l'égard de ceux et celles qui, par leurs gestes ou leurs paroles, détruisent ces petits, ces exclus qui sont déjà des rejetés. Et tu secoues en nous tous les conformismes, la paresse de nos existences afin de favoriser le dévoilement d'un Royaume de relations dans lequel les "anges de ces petits voient sans cesse la face de ton Père qui est au plus haut de chacun."

Nous célébrons aujourd'hui "les saints anges gardiens", ces messagers qui nous relient à Dieu et aux hommes. Nous ne pouvons les voir puisqu'ils sont, comme le dit la théologie, de purs esprits, des êtres spirituels habités de l'Esprit. Ils prolongent ainsi la tendresse de ton Père à l'égard de chacun.

Par leur invisible présence, ils nous aident à comprendre combien nous sommes aimés de ton Père et de Toi, Jésus-Christ.

Manière aussi d'être, à notre tour, le gardien de ces "petits"  que l'on nomme les "pauvres" ou les "exclus". Car si leurs anges voient la face de ton Père, ils s'intéressent aussi à ces enfants de la terre, en se servant parfois de nous pour mieux les protéger.

Michel GUERRE le 2 octobre 2017

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02/10/2017
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