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MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX SENIORS EN CE 20 JUILLET 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

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"Trouver le repos en Jésus-Christ n'est pas de tout repos"

                       

1) Préalable indispensable pour comprendre le contexte de cet Evangile.

Certains me reprocheront de faire un préalable à ce texte d'Evangile. Mais je crois cette démarche indispensable pour bien comprendre le texte de ce jour.

Le joug de la Loi est une expression connue dans l’Ancien Testament pour exprimer l’obligation de la Loi. La figure n’est pas nécessairement péjorative. Il suffit de relire l’Éloge de la Loi que fait le psaume 119 qui parle des commandements comme d’une source de délices (verset 47), ou comme une expression de l’amour de Dieu : "De ton amour, Yahvé, la terre est pleine, apprends-moi tes volontés." (Verset 64) ou comme encore d’une expression de la sollicitude de Dieu : "Une lampe sur mes pas, ta parole, une lumière sur ma route. (Verset 105)

Mais quand c'est toi, Jésus, qui parle d’un fardeau qui accable, tu vises d’abord le fardeau imposé par les interprétations des Pharisiens qui font de la Loi une question d’exactitude méticuleuse et de comptabilité minutieuse à assurer à tout prix.

Le joug que tu nous offres, Seigneur Jésus, évoque l’engagement dans la Nouvelle Alliance, l’entrée dans le Royaume. Il n’est pas un joug de domination puisque tu ajoutes : Car je suis doux et humble de cœur,
ce qui est la définition des Pauvres ou des Petits de Yahvé dans l’Ancien Testament.

Mais le fardeau peut avoir un sens plus général : le fardeau de la misère humaine. Un peu plus tôt, Matthieu disait de toi que tu venais de parcourir villes et villages : A la vue des foules, tu  les as aimées, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n’ont pas de pasteur. (Matthieu 9,36) Ton joug, Seigneur, est donc une réponse à cette misère et un appel à venir recevoir la Vie.

(Notes réalisées et arrangées par Michel GUERRE à partir d'une source d'un Père Jésuite.)

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2) Relecture du texte d'Evangile.

Seigneur Jésus, ce temps-là est aussi le nôtre où tu prends la Parole pour une invitation à nous tourner vers toi. Ton Eglise juge certainement important de nous proposer à plusieurs reprises ce même retournement.

Les situations de la vie pèsent parfois bien lourdement sur nos épaules, et c'est avec surprise que, dans la prière, nous entendons ta parole nous dire :" Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos."

Venir à toi, c'est se laisser "sub-juguer" par une telle Parole. Il ne s'agit en aucun cas d'un acte de démission pour accomplir la loi dans ses moindres détails, il s'agit, bien au contraire, d'entrer dans un dialogue avec toi qui as connu le lourd poids du fardeau. Ce fardeau qui, par amour, t'a permis de porter sur tes épaules meurtries par nos cibles manquées, la transversale de la croix qui s'étendait jusqu'à nous.

Et dans un deuxième temps, tu nous invites à prendre sur nous ton joug, devenant ainsi compagnons de ta vie. C'est un appel que tu nous fais pour que nous prenions sur nous le poids des souffrances rencontrées chez les autres, souffrances qui se mêlent aux nôtres pour se poser en toi.

"Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. "

Ta douceur est tendresse, et ton humilité est encore une manière de te pencher vers nous qui habitons la terre.

Nous pressant sur ton cœur, et serrant dans nos mains la main que tu nous tends, nous trouverons le repos. Tu ne donnes pas le repos, c'est à nous qu'il revient de le trouver par ces gestes évoqués.

Alors, nous serons "sub-jugués", fascinés par cet Amour dans lequel tu nous portes, et notre fardeau, se confondant avec le tien, deviendra bien léger.

Seigneur Jésus, merci pour ces paroles qui réconfortent et nous montrent le chemin pour nous reprendre en mains en nous mettant entre tes mains.

Michel GUERRE le 20 juillet 2017

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20/07/2017
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