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MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX SENIORS EN CE 26 JUILLET 2017

Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour la longueur de ce billet, mais actualitié oblige.

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13. 16-17

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,36-43.

En ce temps-là, laissant les foules, Jésus vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »

Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais. L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.

De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ;

ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Le semeur 5.jpg
                       

Préalable :

Deux propositions s'entrecroisent et se recoupent au aujourd'hui pour notre méditation :

La première est celle de Matthieu dans laquelle, Jésus, tu nous expliques la parabole du bon grain et de l'ivraie. Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,36-43.

La deuxième apparaît comme un complément pour mieux comprendre ce que tu veux nous dire aujourd'hui : Evangile selon saint Matthieu chapitre 13, versets 16-17.

Dans la logique proposée, nous allons méditer ces deux paroles que tu nous donnes à entendre :

 

Première proposition :

"Quand une parabole expliquée par Jésus demande encore un dévoilement"

 

Seigneur Jésus, tu quittes les foules afin de te rendre en notre demeure.

Nous n'en finissons pas de nous interroger sur le sens de la parabole de l'ivraie dans le champ. Alors nous te demandons de nous l'expliquer clairement.

Ta réponse, suffisamment claire dans son énoncé, demande cependant des éléments pour mieux comprendre.

Ta dernière parole exige de notre part une oreille attentive pour entendre : "Celui qui a des oreilles, qu'il entende !"

Nous avons bien compris que le bon grain, ce qui nous est donné pour entrer en confiance avec toi et avec les autres, c'est toi, Jésus, qui nous le donnes pleinement.

Nous faisons corps avec ce monde dans lequel le "bon grain" est semé. Ce n'est pas rien de savoir que le monde est habité par ce petit grain de blé. Il y a donc une solidarité à trouver pour que chacun grandisse et devienne un épi qui sera partagé.

Le premier "grain de blé", tombé dans notre terre, ce fut bien toi, Seigneur. Et voilà que désormais, tu nous dévoiles que, si nous sommes des hommes, des femmes, des enfants de relations, nous sommes nous-mêmes ce bon grain, des fils issus de ton Règne de relations.

L'ivraie est au cœur de nos vies, tentation trop fréquente de laisser grandir en nous le contraire des relations à vivre : fermeture sur soi-même pour avoir un peu de paix, coupure des relations et isolement complet. Quand nous sommes dans cet état, nous risquons bien d'étouffer le bon grain que tu as semé en nous.

La moisson arrivant, c'est la fin d'un certain monde qui se dévoile au grand jour : le bon grain et l'ivraie se sont mêlés dans nos vies. Les moissonneurs sont des messagers, ces personnes qui n'ont de cesse de dévoiler en chacun ce qu'il y a de meilleur et de nous libérer de ce qui empêche les relations de grandir. Qui d'entre nous n'a jamais rencontré un messager qui, dans les moments difficiles, est venu porter un réconfort par un morceau de pain donné, par une parole échangée ?

Seigneur Jésus, c'est ainsi qu'à la fin d'un certain monde, tes messagers enlèvent les causes de nos enfermements. Cela ne se fait pas sans déchirure et parfois même douloureusement, mais c'est toujours pour un relèvement qui nous ajuste aux relations à vivre. Nous sommes donc tous appelés à resplendir au soleil des relations que ton Père nous propose. Mais cela ne peut se faire sans notre consentement.

Ta dernière parole :"Celui qui a des oreilles, qu'il entende !", nous indique le chemin à prendre pour une réponse à donner à cet Amour enfoui dans notre terre intérieure. Tu ne veux pas de robots dans ton Règne de relations, tu attends de chacun une réponse en lien avec les autres. Et c'est ainsi que se fait ton Règne de relations, ici et maintenant.

Nous pouvons compléter notre réflexion par ces paroles données pour aujourd'hui :

Le semeur 2015 1.jpg

Deuxième proposition :

Evangile selon saint Matthieu chapitre 13, versets 16-17

En ce temps-là, jésus disait à ses disciples : "Heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent !

Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu."

 

"Une Béatitude nouvelle pour se mettre en marche"

Seigneur Jésus, c'est une véritable béatitude que tu nous donnes à recevoir.

Tu nous invites à aller de l'avant et à nous mettre en marche, car nos yeux ne font pas que regarder. Ils voient de l'intérieur ce qui est invisible pour le regard.

Autre manière de saisir les évènements et les relations dans nos vies. Tu nous demandes de ne pas nous arrêter au regard porté sur les personnes en les dévisageant, ce qui signifie bien que nous défigurons les autres par cette façon de les regarder. Il nous faut ajuster notre confiance en passant de l'extérieur à l'intérieur.

Pour nos oreilles, il en est de même : Trop souvent, nous écoutons d'une manière distraite ta Parole et la parole des autres. C'est ainsi que tu nous demandes d'entendre afin de mieux comprendre et de ne pas faire la sourde oreille.

Merci, Seigneur Jésus, car nombreux sont ceux qui avant nous n'ont pas bénéficié de cette chance.

Alors, ne gaspillons pas ce que tu nous donnes et nous comprendrons mieux la parabole du bon grain et de l'Ivraie.

 

Troisième proposition : Anniversaire de la mort du Père Jacques HAMEL.

Faisons mémoire du Père Jacques HAMEL, assassiné dans son Eglise en célébrant la Messe le 26 juillet 2016.

Le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel était tué par deux terroristes à cause de sa foi à Saint-Étienne-du-Rouvray.

Homme discret voire timide, le père Hamel a exercé son ministère fidèlement tout au long de sa vie. IL a été Ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Rouen en 1958.

En 2000, il a été nommé curé suppléant de Saint-Etienne-du-Rouvray (la charge pastorale étant partagée avec d’autres prêtres), dont il est nommé prêtre auxiliaire cinq années plus tard, assistant ainsi l’abbé Auguste Moanda-Phuati.
Assassiné par deux terroristes se revendiquant de l’État islamique, le 26 juillet 2016 en l’église Saint-Etienne de Saint-Etienne-du-Rouvray, il est enterré dans le carré des prêtres de Bonsecours.

Un prêtre qui a vécu son sacerdoce jusque dans sa mort et qui peut intercéder pour nous

Humble, aimant et profondément pieux, le père Hamel a vécu son sacerdoce de manière discrète, donnant de son temps en dépit de son grand âge. Selon les mots de l’abbé Auguste Moanda-Phuati, curé de la paroisse de Saint-Etienne-du-Rouvray, c’était un homme « courageux », qui continuait d’exercer son ministère en dépit du fait qu’il avait pris sa retraite dix années auparavant. « Lui il se sentait encore fort, il s’est dit “il n’y a pas assez de prêtres” et donc puisqu’il pouvait encore rendre service, il a préféré rester sur place et continuer à travailler ». C’est lors d’une de ces messes, le 26 juillet 2016, qu’il a trouvé la mort.

« Je servirai le Christ jusqu’à mon dernier souffle » 

Anniverssaire du Père Jacques HAMEL.png

 

Michel GUERRE le 26 juillet 2017



26/07/2017
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