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RELECTURE ADRESSE AUX JUNIORS ET AUX SENIORS EN CE 1er JANVIER 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 16-21

"Quand les bergers arrivèrent à Bethléem, ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire. Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu selon ce qui leur avait été annoncé.

Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’Ange lui avait donné avant sa conception."

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Relecture de l'Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 16-21

Le dimanche 1 janvier 2017, fête de Marie Mère de Dieu.

 

Préalable :

1) Dans un premier temps, nous ferons une relecture de la bonne Nouvelle qui nous est donnée.

2) Nous ouvrirons cette Bonne Nouvelle sur un accomplissement.

3) Notes pour ceux et celles qui veulent en savoir davantage sur le titre donné à Marie, Mère de Dieu.

 

1) Dans un premier temps, nous faisons une relecture de la bonne Nouvelle qui nous est donnée.

Seigneur Jésus, de ton temps, tout n'était pas aussi compliqué dans le Nom donné à ta Mère, Marie, que nous célébrons aujourd'hui sous le titre de "Mère de Dieu", défini au Concile d'Ephèse en 439 et 431 par seulement une partie des représentants officiels des communautés.

En ce jour où des vœux sont échangés, essayons de mieux comprendre ce que Marie représente pour nous aujourd'hui.

Jésus, quand les bergers sont venus à ta rencontre, ils étaient considérés comme des exclus et des étrangers. Ils avaient simplement entendu parler de toi, et se rendant à la "maison du pain", ils découvrent Marie et Joseph, avec toi, Jésus, couché dans une mangeoire.

La sobriété de ces titres nous aide à mieux comprendre Marie, Ta Mère, que nous célébrons aujourd'hui sous le nom de "Mère de Dieu" qui prête à tant de confusions. Ce dogme de l'Eglise voulait mettre fin à des disputes sur ta vraie nature de Fils de l'Homme et de Fils de Dieu. Et il a exigé des chrétiens, dans une obéissance servile, qu'ils se soumettent à cette appellation nouvelle de ta Mère.

Les bergers, les petits de ton peuple, n'ont rien annoncé de pareil.  Ils racontaient simplement ce qu'ils avaient vu : une maman, nommée Marie, un papa silencieux dans la personne de Joseph, et toi, petit enfant, couché entre les deux. Aucun titre honorifique sur Marie, ta Mère, ne se trouve mentionné dans l'Evangile.

Et Marie, ta Mère, méditait tout cela dans son cœur. Elle comprenait que les plus petits étaient les premiers à manifester leur reconnaissance. Et ceux-ci, en repartant, louaient Dieu pour ce qu'ils avaient vu et entendu.

Jésus, quelques années plus tard, donnant un enseignement, on te fait savoir que ta Mère, Marie, et tes frères sont là qui t'attendent. C'est d'une manière inattendue que tu poses la question, y formulant une réponse : "Qui est ma Mère, qui sont mes frères ?" Et montrant ceux et celles qui t'entourent :" Voilà ma mère, mes frères et mes sœurs, ce sont ceux qui font la volonté de mon Père." Marie, ta Mère, est la première, mais elle ne reçoit pas un autre titre. Tu dévoiles simplement en elle, celle qui est la Mère universelle de tous ceux et celles qui répondent à l'Amour donné par ton Père. Marie est vraiment ta "Mère en Dieu". Et tu es bien le "Fils de l'Homme" et le "Fils de Dieu", celui qui dévoile Dieu venu habiter dans la demeure des hommes afin de les saluer. C'est la raison pour laquelle, tu reçois, au jour de la circoncision, le nom de Jésus "Celui qui sauve".

Quand nous accueillons les titres donnés par l'Eglise à ta Mère, Marie, qui est ainsi nommée ; " Marie, Mère de Dieu et Mère de l'Eglise", nous ne pouvons oublier la simplicité de l'Evangile.

En ce jour où nous formulons des vœux, puissions-nous retrouver cette simplicité de l'Evangile pour honorer Marie, ta Mère, Mère de l'humanité tout entière, Mère en Dieu la Première.

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2) Nous ouvrons cette Bonne Nouvelle sur un accomplissement.

Aujourd’hui, la liturgie nous invite à entrer dans le mystère de cette alliance de Dieu avec nous. Jésus, tu viens sauver l’homme en l’empêchant de devenir esclave de lui-même. Et nous prenons  conscience de cette action de Dieu et nous entrons en Action de grâces. Nous bénissons Dieu. Nous disons du bien de l’action de Dieu.

C’est ainsi que plus de mille ans avant toi, Jésus, on bénissait  en disant sur la personne ces paroles : que le Seigneur te bénisse et te garde. Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix.

L’alliance de Dieu avec nous s’est réalisée en toi, Jésus-Christ, grâce à Marie qui t'as porté et mis au monde. L’ange lui avait dit qu’elle serait comblée de bénédictions et qu’elle enfanterait le Fils de Dieu. Aujourd’hui, les bergers viennent redire à Marie cette réalité de Dieu. Ils reconnaissent en toi, le Messie, le Sauveur et le Seigneur. Ils te louent et te glorifient sous le titre de Dieu avec nous.

Marie retenait tous ces événements et elle les méditait dans son cœur.

Le fait de garder en soi des événements est le signe de l’approfondissement de la réalité. C’est une démarche vers une plus grande compréhension. Méditer la naissance de ton fils et reconnaître qu’il est le Messie, le Sauveur et le Fils de Dieu, c’est dire merci à l’Alliance faite et voulue par Dieu.

Une prière d’Action de grâces à Dieu consiste à laisser Dieu parler en nous.

Lorsque Dieu parle, c’est Lui qui bénit et qui fait briller son visage en nous.

À l’exemple de Marie, laissons Dieu parler en nous, en chantant notre joie de ta venue parmi nous par ce chant composé par Michel GUERRE en 1960 à la caserne, pendant le service militaire qui était encore obligatoire.

 

"IL EST VENU PARMI NOUS"

1- Il est venu parmi nous celui que le monde attendait,

Il est venu parmi nous pour un échange d'Amour,

Il est là, parmi nous, pour prier, pour chanter avec nous.

Il est là pour nous aider à porter nos souffrances et nos peines.

Il est là, comme un rayon de soleil.

C'est la joie de Noël, C'est la joie de Noël !

 

2- Il est venu parmi nous en ami de prière,

Il est venu parmi nous pour nous donner sa Lumière,

Il est là parmi nous pour prier, pour chanter avec nous,

Il est là pour effacer nos colères et nos haines ;

Il est là, comme un rayon de soleil.

C'est la joie de Noël, C'est la joie de Noël !

 

3- Il est venu parmi nous en habit de misère,

Il est venu parmi nous dans nos pauvres chaumières,

Il est là parmi nous, pour prier, pour chanter avec nous.

Il est là pour effacer de nos cœurs toute poussière.

Il est là, comme un rayon de soleil.

C'est la joie de Noël, C'est la joie de Noël !

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Mon Dieu, en ce premier jour de l'année 2017, tu nous souhaites le bonheur. Le bonheur de savoir que nous sommes  aimés de Toi, Seigneur Jésus, Notre Père et notre Dieu. Laissons-nous aimer et ne résistons pas à la paix que tu nous donnes. C'est un cadeau gratuit.

Marie ne savait pas tout. Elle a vécu l’inquiétude et les souffrances de toute mère, mais elle faisait confiance. Elle avait foi en Toi, Mon Dieu. Elle te priait et te bénissait, toi, notre Dieu et notre Père. 

Faisons  comme elle en ce premier jour de l'année 2017. Souhaitons-nous une Bonne et Sainte Année comme une bonne Nouvelle, en disant du bien de toi, Mon Dieu.

3) Notes pour ceux et celles qui veulent en savoir davantage sur le titre donné à Marie, Mère de Dieu.

Le titre de Théotokos (du grec Θεοτόκος, « qui a enfanté Dieu »), ou de Mère de Dieu, attribué à ta Mère,   Marie, apparaît sous la plume d’Alexandre d’Alexandrie en 325, l’année du Premier concile de Nicée, avant celui définitif du concile d'Éphèse (431).

« Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, vrai Dieu né du vrai Dieu, par l'Esprit Saint a pris chair de la Vierge Marie et s'est fait homme » : c'est en ces termes qu'est proclamé le symbole de foi énoncé par le concile de Constantinople, en 381.

Le peuple chrétien a pris l'habitude de donner à Marie le titre de Mère de Dieu, à ta Mère, Marie.

Et cela a donné lieu à une polémique entre le patriarche de Constantinople, Nestorius, qui souligne la distinction entre la divinité et l'humanité en Jésus. Il part en guerre contre ce qui lui apparaît comme une nouvelle hérésie :

« Je refuse de voir un Dieu formé dans le sein d'une femme ! » dira-t-il.

Pour lui, Marie, ta Mère, est la mère de l'homme Jésus, non du Verbe éternel. La querelle touche aussi au dogme de la divinité de Jésus. Deux camps s'opposent, celui des partisans du titre de Théotokos (mère de Dieu) et celui des partisans d'Anthropotokos (mère de l'Homme). Dans un premier temps, Nestorius propose le titre de Christotokos (Mère du Christ) afin de concilier les deux camps et résoudre une querelle qui agite l'Église.

Ses attaques contre le titre de Mère de Dieu se heurtent à Cyrille, évêque d'Alexandrie, grand défenseur de l'unité du Christ Dieu et homme. Ce qui est en jeu, ce n'est pas le statut de ta Mère, mais la réalité de ton Incarnation : Jésus, fils de Marie, es-tu vraiment Dieu ? Si oui, ta mère peut véritablement être dite Mère de Dieu. Refuser le titre de Theotokos à Marie, ta Mère, reviendrait donc à séparer ta divinité de ton humanité, ou à admettre que ta divinité, Jésus, est postérieure à sa conception, ce qui rejoindrait alors l'hérésie arienne. L'accusation d'arianisme pouvait aussi se retourner contre les partisans du titre de Theotokos, comme affirmation de la séparation des deux natures, divine et humaine en toi, Jésus.

Alors le symbole de Nicée en affirme la parfaite union (la consubstantialité). La controverse est donc importante et délicate. À cela s'ajoute la ferveur populaire, éloignée des querelles théologiques pointues, en faveur du titre de Theotokos.

Cyrille se dépense sans compter, écrit aux moines d'Égypte, aux évêques, au pape, à Nestorius lui-même. Après bien des péripéties, des échanges de lettres et de mémoires théologiques, un concile œcuménique se tient en 431 à Éphèse, ville mariale par excellence : c'est là que Marie, ta Mère aurait résidé avec Jean après la Pentecôte, Cent cinquante évêques d'Orient et d'Occident y consacrent la reconnaissance par l'Église de la maternité divine de Marie.

 (Notes extraites de diverses sources)

Michel GUERRE le 1er janvier 2017

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01/01/2017
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