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RELECTURE ADRESSE AUX JUNIORS ET AUX SENIORS EN CE 6ème DIMANCHE 2017

6e dimanche du temps ordinaire.

Année A.

12 février 2017 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20... (Lecture brève)

 

Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux. Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal.

Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas d’adultère. Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.

Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne feras pas de faux serments, mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur. Eh bien moi, je vous dis de ne faire aucun serment.

Quand vous dites ‘oui’, que ce soit un ‘oui’, quand vous dites ‘non’, que ce soit un ‘non’. Tout ce qui est en plus vient du Mauvais.»

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6e dimanche du temps ordinaire.

Année A.

12 février 2017 

Relecture de l'Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20...

 

PREAMBULE :

Seigneur Jésus, afin de bien comprendre cette Parole un peu difficile, nous répartirons notre réflexion en trois temps :

1) Nous suivrons ta Parole dans l'histoire d'hier et d'aujourd'hui.

2) Nous relirons ta parole dans nos vies.

3) Nous accomplirons en ouvrant l'aujourd'hui de Dieu et l'aujourd'hui de l'Homme. (Chant à voir : "sans toi, Dieu, rien n'est bon".

 

1) Nous suivons ta Parole dans l'histoire d'hier et d'aujourd'hui.

Seigneur, nous savons maintenant que dans les civilisations orientales dans lesquelles tu te trouvais, il y avait une manière de vivre et de penser purement humaniste afin de réussir dans la vie.

Elle se doublait parfois d'une réflexion religieuse comme ce fut le cas en Egypte.

"À quoi sert d’être richement vêtu, si l’on se comporte comme un fraudeur devant Dieu ? La faïence déguisée en or devient du plomb quand vient le jour." Parole du Premier Testament.

La sagesse biblique était aussi une forme d'humanisme, car elle invitait à un mieux-être pour vivre mieux. Cependant, elle se différenciait de l'humanisme, car elle trouvait son origine non pas chez les hommes, mais en Dieu qui avait créé l'homme à son image et à sa ressemblance.

Tu savais bien tout cela, car tu es le Fils de Dieu Notre Père.

Dans le Premier Testament, fréquemment appelé ancien Testament, la sagesse était toujours perçue comme un cadeau ou un don de ton Père dont l'amour est originel, et l'homme est né  de cet Amour.

Lisons cette parole du livre de la sagesse: "Et ta volonté, qui l’aurait connue, si toi-même n’avais donné la Sagesse?"

Les hommes ont découvert à travers les âges, et c'est toute l'histoire de la Bible, que plus la sagesse humaine s'approche de la sagesse de notre Dieu, ton Père et notre Père, plus elle se perfectionne et comble le cœur des personnes. Écoutons encore cette Parole du Livre de la Sagesse : "La sagesse est un Souffle de la puissance de l'Esprit, une effusion toute pure de la gloire du tout puissant… Elle brille comme un relief de la lumière éternelle, un miroir sans tâche de l'activité de Dieu, une image de son excellence."

L'absence de cette sagesse peut nous conduire à l'absence de la vie et en dernier lieu à l'absence de Dieu, ton Père et Notre Père.

Écoutons encore, dans cette perspective, une parole du Livre de la sagesse :"Le Seigneur a mis devant toi l'eau et le feu : étends la main vers ce que tu préfères. La vie et la mort sont proposées aux hommes, l'une ou l'autre leur est donnée selon leur choix, car la sagesse de Dieu est grande."

Seigneur dans le deuxième Testament, souvent nommé comme étant le Nouveau Testament, mais le premier fait parti lui aussi de la Bonne Nouvelle, nous dit la sagesse qui est la tienne.

L'apôtre Paul, celui qui s'est retourné vers Toi, affirme dans sa lettre aux chrétiens de Corinthe que la vraie sagesse est celle qui est dans l'axe du projet de ton Père. Elle ne peut être comprise et vécue sans l'approche du mystère, ce que nous n'aurons jamais fini de comprendre, s'il n'était dévoilé : "Nous proclamons la sagesse du mystère de Dieu… prévue par lui avant les siècles pour nous donner la gloire."

Cette sagesse est dévoilée et elle ne peut être acquise par nos seules forces, car nous parlons de toi, Seigneur Jésus-Christ, sagesse éternelle du Père. Relisons la Parole du prologue de Saint Jean :"Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu."

Seigneur Jésus-Christ, tu es la sagesse divine et ton enseignement en est l'expression et le reflet. Si nous nous approchons de toi en accueillant ta Parole de vie, nous sommes comblés. Car nous avons trouvé notre nourriture spirituelle en toi et par toi. Et nous participons à ta sagesse divine et notre manière de nous ajuster à ta sainteté devient plus grande que celle des scribes et des Pharisiens qui ne centrent que leur comportement sur la loi et les règlements afin de participer à la Sagesse de ton Père et Notre Père.

Il nous reste à comprendre que nous devenons saints ou justes par la Sainteté de ton Père qui devient sage par ta Sagesse, Seigneur, toi le Fils de Dieu.

Tous les commandements du Premier Testament rappelés par toi, Jésus Christ, comme ceux que nous retrouvons dans l'Evangile de ce jour, sont une manière de nous confirmer dans le choix que nous faisons de marcher avec toi, en nous ramenant à l'essentiel : "Je suis le chemin, la vérité et la vie."

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2) Nous relisons l'Evangile à la lumière de ta Parole :

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,20-26.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.
Eh bien ! Moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.

Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.

Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.

Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

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"L'Exigence ultime de l'Evangile"

Jésus, en ce jour, tu nous mets en face de nos responsabilités dans l'application de ta Bonne Nouvelle.

Et c'est ainsi que tu nous montres l'impasse d'aimer Dieu s'il n'y a pas de réconciliation avec soi-même et avec les autres : ceux que nous avons offensés ou ceux qui nous ont offensés !

A ne pas vouloir nous ajuster à une loi d'amour qui dépasse infiniment la manière de l'énoncer par les scribes et les pharisiens, nous ne pourrons jamais établir ou rétablir des relations véritables.

Et l'enjeu est de taille, les exemples que tu prends le démontre suffisamment.

Celui qui a commis un meurtre doit passer en jugement. Ce précepte de la loi ancienne est encore valable aujourd'hui. Et nous le comprenons, même si la justice des hommes n'est pas toujours appliquée justement.

Mais, toi, Jésus, tu nous tu nous montres un chemin qui va plus loin encore : " Moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. "

La colère contre un frère ou une sœur, est source de paroles meurtrières et passible de jugement. Qui d'entre nous pourrait affirmer qu'il n'a jamais commis cela ? Il nous arrive même de nous couvrir de ton Evangile pour juger et meurtrir, tout en disant que nous croyons en toi.

L'insulte portée sur un autre peut nous mener au tribunal. Mais nous avons pour habitude de penser que cela ne concerne que les autres. Alors, nous ne nous privons pas de les jeter en pâture pour se faire dévorer par des loups qui font figures d'agneaux.

Dire de quelqu'un qu'il est "fou", est passible du feu qui purifie. Mais nous pensons bien vite que cela ne nous concerne pas. Toi-même Jésus, tu as été traité ainsi par les plus proches des tiens.

Ne nous cachons pas trop vite derrière ce que disent les autres pour nous disculper et affirmer que nous aimons Dieu.

Tu nous pousses jusqu'à l'extrême de l'amour en nous disant que si nous nous souvenons qu'un frère en a contre nous, nous devons nous réconcilier avec lui avant de dire que nous aimons Dieu.

De la même manière, quand nous sommes en chemin avec un adversaire, mettons-nous en accord avec lui avant de nous laisser enfermer, prisonniers de nous-mêmes.

Jésus, nous mesurons l'impossibilité de dire que nous t'aimons, si nous continuons à juger les autres en ton nom.

Laissons-donc faire la justice civile ou ecclésiale, et commençons par nous réconcilier en mesurant la gravité de nos paroles et des jugements portés.

 

"Je fais confiance à Dieu"

Je fais confiance à Dieu, Source infinie de miséricorde.

Je renais d’amour devant mes frères,

Conscient de mes cibles manquées

Dans mes jugements portés, mes paroles acérées,

Dans l’action ou la passivité.

Oui, j’ai vraiment manqué les cibles de l’amour.

C’est pourquoi je m’appuie sur Marie la Transparente,

Les annonceurs de la Bonne Nouvelle et ceux qui dévoilent la beauté de Dieu,

Sur Vous aussi, mes frères et sœurs,

Pour communier avec moi au Seigneur Notre Dieu.

Traduction Franco Française de Michel GUERRE le dimanche 29 mai 2011

Jésus, tu ne nous ménages pas aujourd'hui, mais nous mesurons mieux que nous ne pouvons pas proclamer que nous aimons Dieu si nous n'aimons pas les autres.

Jean, ton disciple bien-aimé nous le rappelle clairement : "Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas, et qui n'aime pas son frère qu'il voit, est un menteur."

Le chemin est ouvert, tenons-nous par la main, et marchons avec toi.

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3) Nous accomplissons en ouvrant l'aujourd'hui de Dieu et l'aujourd'hui de l'Homme.

Seigneur Jésus, nous venons de parcourir un chemin qui nous montre que nous ne pouvons rien faire sans ton Amour et ton regard portés sur chacun d'entre nous.

Merci pour cet accomplissement qui nous montre que sans Toi, Dieu, rien n'est vraiment bon.

"SANS TOI, DIEU, RIEN N'EST BON"

1- Sans toi, Dieu, rien n'est bon, la mort et la misère, la souffrance et la peine, le chagrin d'une mère, l'amour comme la haine. Sans Toi, Dieu, rien n'est bon, la vie n'a pas de sens, du jour au lendemain elle n'est qu'un peu de chance sur un bout de chemin.

R/ Rien, rien, rien de tout cela n'est bon sans toi.

J'écoute ta réponse, et tu me dis : "Je suis le voie, le chemin et la vie, celui qui vient à moi, vivra, vivra, vivra éternellement."

2- Sans toi, Dieu, rien n'est bon, ni l'arbre qui se meurt, ni la fleur qui grandit, ni l'enfant qui a peur, ni celui qui sourit.

Sans toi, Dieu, rien n'est bon, de la terre à la lune, la recherche des hommes n'est que fosse commune sans un Dieu qui pardonne. R/

3- Sans toi, Dieu, rien n'est bon, ni la paix dans le monde, ni la guerre et ses drames, sans toi tout est immonde, sans toi tout est sans âme. Sans toi, Dieu, rien n'est bon, la vie devient trop brève, le temps devient trop long, chacun croit en son rêve, mais il n'a pas de nom. R/

4- Sans toi, Dieu, rien n'est bon. Qu'importe le bonheur, qu'importe le gâchis, il n'y a que malheur dans un monde fini. Sans toi, Dieu, rien n'est bon, il n'y a pas d'espoir, il n'y a pas d'amour, à quoi sert le regard s'il n'y a pas de jour.

R/ Rien, rien, rien de tout cela n'est bon sans toi.

J'écoute ta réponse, et tu me dis : "Je suis la voie, le chemin et la vie, celui qui vient à moi, vivra, vivra, vivra éternellement.

(Chant de Michel GUERRE dans les années 1960)

Seigneur Jésus, tu n'as pas d'autre visage aujourd'hui que celui des hommes et femmes de notre temps. Mais saurons-nous nous ouvrir à eux comme toi ? A chacun et chacune de répondre à une telle question.

Michel GUERRE le 12 février 2017

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12/02/2017
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