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RELECTURE ADRESSE AUX SENIORS EN CE DIMANCHE DU SAINT SACREMENT 2017

Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.

Année A.

18 juin 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6, 51-58

Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. » Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

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Prologue :

Afin de bien comprendre le sens de cette fête du Saint Sacrement, nous prendrons des chemins différents :

1) Une première relecture plus proche de l'histoire.

2) Une deuxième relecture plus personnelle.

3) Un accomplissement pour une ouverture.

 

" Une absence dévoilée dans une Présence autre"

 

1) Une première relecture plus proche de l'histoire.

Seigneur Jésus cette fête fut introduite en ton Eglise au cours de l'année 1248 par une religieuse en Belgique. Cette fête fut officialisée à toute l'Eglise en 1264. Nous savons que les textes de notre liturgie furent composés par Saint Thomas d'Aquin.

Pour être complet, il faut savoir que c'est à la demande du Pape Jean XXII que l'on commença la procession de ton Eucharistie sur les places publiques dans les villes et les villages.

Seigneur Jésus, ce n'est que très lentement que l'humanité a pris conscience de la dimension spirituelle, les faisant passer de ton absence ressentie à une présence autre.

Nous sommes tellement préoccupés par nos besoins de manger et de boire.

Il a fallu des milliers d'années pour que l'humanité découvre que l'homme ne vit pas seulement de pain mais de tout ce qui vient de ta bouche, Seigneur Notre Dieu. Oui, ta Parole est Première.

Les siècles passèrent pour arriver à ta présence parmi nous afin que nous te demandions le sens de tes paroles.

Après avoir nourri la foule rassemblée pour t'écouter, tes paroles étonnèrent plusieurs d'entre nous. Discutant entre nous, nous osions nous demander comment tu pouvais nous donner ta chair à manger.

Nous trouvions que ton discours sur le Pain de la vie n'était raisonnable qu'en restant au Pain que tu nous donnes. Mais nous ne pouvions concevoir que tu nous donnes ta chair à manger.

Nous ne pouvons oublier, Seigneur, que tu es ressuscité et que ton Amour a du poids et que tu es pour chacun d'entre nous le Pain de la vie donné pour chacun et chacune d'entre nous.

La foi ne porte plus sur du pain matériel comme la manne que nos pères ont mangé dans le désert en s'écriant "Manhou", c'est-à-dire "qu'est-ce que c'est ?" Notre confiance ne porte plus sur le signe des pains et des poissons avec lesquels tu as nourri la foule. La foi ne porte pas non plus sur ton corps physique, mais sur le fait que tu es Le Christ Ressuscité qui s'est donné à nous tous pour faire corps avec nous, et nous avec toi pour que nous ayons la vie en abondance.

Nous ne pouvons oublier tes paroles : "Prenez et mangez en tous… Prenez et buvez en tous."

Quand tu fais corps avec nous et que nous faisons corps avec toi et entre nous, nous participons déjà à la vie en plénitude.

Ton Père et toi, vous faites votre demeure en chacun d'entre nous. Nous vivons par toi, Jésus, par ton Père et le souffle de vie.

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2) Une deuxième relecture plus personnelle :

 1- Jésus nous dit : "Je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel."

Quand nous regardons le ciel, nous ne voyons jamais jésus descendre sous la forme du pain.

Mais si le "ciel" est en chacun de nous, espace de relations avec les autres, nous comprenons que Jésus se trouve au milieu de nous comme un bon pain à partager avec les autres. Car Jésus se trouve là où le Pain est multiplié. Jésus ne sait pas faire les soustractions, il additionne et multiplie son amour en chacun d'entre nous pour que nous en mangions et vivions pleinement.

2- Jésus poursuit en disant une parole qui fait sursauter les Juifs très savants de son temps :"Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour la vie du monde."

Les juifs savent bien qu'on ne peut manger de la "chair d'un animal que l'on a sacrifié", ils savent donc très bien ce que Jésus a voulu dire, mais ils ont décidé de le piéger en le poussant dans ses retranchements.

3- Alors, Jésus insiste en disant :"Je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'Homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous."

Quand on sait que le mot "chair" veut dire "grain de blé" ou 'Fils bien-aimé", on comprend que Jésus se donne tout entier. Il fait le geste que nous faisons en nous donnant pleinement à ceux que nous aimons ou que nous n'aimons pas.

Quand Jésus parle du "sang", c'est au singulier. Et dans ce cas, cela signifie la vie donnée par toute la personne. Si c'était au pluriel "sangs versés", il s'agirait d'un meurtre commis.

Jésus nous aime au point de nous donner toute sa personne en nous aimant pleinement pour que nous ayons la vie. C'est le don que nous faisons chaque fois que nous aimons vraiment et que nous donnons notre sang pour sauver une vie.

4- Jésus insiste donc pour que nous profitions au maximum de ce cadeau d'amour et que nous fassions de même en le partageant et en nous donnant aux autres : "Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle : et moi, je le ressusciterai au dernier jour."

Je suis certain que, maintenant, vous comprenez comme moi que nous devons accueillir dans la vie cette "Source d'Amour" qui se donne pleinement et qui nourrit notre vie. Cela se fait dans nos partages quotidiens et se vit pleinement dans ce repas que nous appelons "la Messe" ou bien "l'Eucharistie". Ces deux mots paraissent étranges à beaucoup de gens. Mais ils signifient tout ce que nous venons de lire : La "messe" est un repas partagé dans lequel Jésus nous donne le "pain de vie" à manger et à donner aux autres. "L'eucharistie" est un mot employé pour rassembler nos "mercis" à Jésus qui se donne et nous relève pour vivre pleinement, ici et maintenant. Expression formulée par Jésus quand il nous dit : "JE le ressusciterai au dernier jour"

Conclusion : La suite et la fin du discours de Jésus sur "le pain de la VIE" confirme ce que nous venons d'entendre. Ce n'est pas simplement du blé que Jésus nous a donné, c'est lui-même qui se donne et nous invite à nous donner pour vivre joyeusement et pleinement.

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3) Accomplissement pour une ouverture :

Mais comment célébrer le pain de la Vie dans nos eucharisties, si nous sommes incapables de venir jusqu'à toi pour aimer ? Nos intentions sont bonnes, mais que faisons-nous des actes pour mieux vivre avec l'autre, pour apprendre à l'aimer.

Oui, je voudrais t’aimer et t’aimer comme un frère, toi que l’on a battu sans trop savoir pourquoi, quelle que soit ta couleur ou quelle que soit ta terre, oh toi qu’on a traîné au plus dur des combats.

Quel que soit ton visage, et même ton langage, et quelle que soit la guerre qu’on t’à forcé à faire, tu resteras mon frère.

Car ton cœur est le même que celui de l’enfant qui m’a tendu la main ; c’est pour çà que je t’aime et que je te défends, comme un frère, un copain.

Tu es la Vie, Jésus ! En venant jusqu'à toi, nous pouvons vivre pleinement. Mais cela ne peut se faire sans mourir à nous-mêmes. Pour aller jusqu'à toi, il faut vouloir t'aimer, tout en aimant les autres. Alors, seulement, nous pouvons célébrer l'Eucharistie dans un amour donné, dans un amour reçu. En pratiquant ce geste, sans amour dans la vie, nous ne recevons que du pain, mais ce n'est pas le "Pain de la vie".

Il y a tant de blessures à réparer que ton Eucharistie ne peut être vécue que si nous apprenons à t'aimer et à aimer les autres.

Oui, il n’y a que l’amour qui pourra réparer cette grande blessure et ce fossé creusé par la haine et la peur dans nos cœurs déchirés, il n’y a que l’amour, encore faut-il oser !

L’homme aura son visage, l’homme aura son langage, nous n’aurons plus à faire le grand jeu de la guerre, et nous serons des frères.

Nos cœurs seront les mêmes que tous les cœurs d’enfants, nous nous tiendrons les mains comme tous ceux qui s’aiment ; alors tous les enfants n’auront que des copains.

NB : Ce chant fut composé par Michel GUERRE le 2 février 1962. Il est toujours d'actualité.

Si nous venons vers toi en allant vers les autres, nous pourrons boire à la Coupe et nous abreuver à la vie que tu nous donnes en te donnant toi-même.

Jésus tu es envoyé par le Père qui est vivant. Tu fus envoyé et tu vis par Lui. Si nous mangeons "le pain de la vie" que tu nous donnes, nous vivrons pleinement, ici et maintenant, dans un monde nouveau.

Michel GUERRE le 18 juin 2017

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18/06/2017
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