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RELECTURE ADRESSE AUX SENIORS EN CE QUINZIEME DIMANCHE 2017

15e dimanche du temps ordinaire.

Année A.

Le dimanche 16 juillet 2017

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu. 13, 1-23

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac.
Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »

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"Jésus est ce grain de blé planté dans notre terre"

Seigneur Jésus, afin de mieux écouter et entendre cette longue parabole dont nous avons choisi la forme brève, nous procèderons en trois points ;

1) Une première relecture.

2) Une deuxième relecture qui tiendra compte de la formule longue.

3) Un accomplissement qui nous ouvre à l'aujourd'hui de Dieu.

 

1) Une première relecture.

"Bouleversement dans nos vies"

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Seigneur Jésus, chaque jour de notre vie, nous espérons produire du fruit à la mesure de nos capacités. Nous souhaiterions rester ouverts dans chacune de nos journées que tu nous appelles à vivre. Il nous faut apprendre cette ouverture à l'action de ton Père et Notre Père afin que nos yeux voient au lieu de simplement regarder, et que nos oreilles entendent ses merveilles. Voir et entendre sont ces deux termes que tu nous demandes d'employer pour comprendre et faire comprendre les merveilles de ton Père à tous nos frères et sœurs.

Si notre réalité réside en cette démarche que tu nous demandes, nous entendrons la Parole et la ferons comprendre. Seigneur Jésus, tu es cette Parole présente parmi nous.

Un jour, un soir ou une nuit sans sommeil, ta Parole Jésus s'est fait connaître. Nous l'avons accueillie comme la Source qui fait vivre.

Entendre ta Parole est une chose essentielle. Elle nous donne cette force intérieure pour atteindre la joie de vivre et la donner à partager à nos frères et à nos sœurs que tu mets sur nos chemins. Ta Parole est tombée dans la bonne terre, et elle a fini par faire une gerbe d'amour.

Et c'est une révolution qui s'opère à l'intérieur de chacun et de l'humanité. C'est ainsi que les actions de ceux qui entendent ta Parole et la reçoivent en eux, ces actions entraînent nos assemblées vers des horizons d'amour et de paix. Ta présence, Seigneur, dépasse les apparences. Nul est besoin de savoir si les hosties de nos eucharisties sont faites selon les normes. Ta Présence, Seigneur, est au-dessus de ces chamailleries.

Ta Présence, souvent ressentie dans l'absence a ce poids d'amour qui nous permet de vivre pleinement avec toi, Seigneur Jésus. "Le Verbe (la parole) s'est fait chair et il habite parmi nous."

Et nous voici dans cette vie nouvelle qui nous apaise et nous ouvre en toute liberté au Souffle de l'Esprit. Cette Parole que tu nous donnes, Seigneur Jésus, devient universelle. Elle n'est pas un domaine réservé. Dans le même temps, elle nous rend responsables à l'égard de nos frères et de nos sœurs.

Prenons donc le temps d'accueillir la Parole du Semeur. Nous deviendrons des personnes transformées par la Vie de ton Père et Notre Père. C'est alors que nous deviendrons capables de renaître en Eglise.

 

2) Une deuxième relecture.

"Des conditions pour entendre et comprendre"

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Seigneur Jésus, nous voulons maintenant faire plus de clarté sur ta Parole dite souvent en paraboles. Essayons de voir et de comprendre ce qu'il faut faire en relisant autrement ta Parole.

1- Quand le bruit est trop fort.

Seigneur Jésus, cette foule rassemblée autour de toi, elle est aussi en nous. Elle envahit nos vies, elle nous presse et nous oppresse au point qu'il devient difficile de "respirer", c'est-à-dire de prier. Et c'est alors que tu nous indiques la voie à suivre en nous embarquant avec toi, nous éloignant du rivage afin que ta Parole résonne pour tout le monde dans un silence retrouvé.

Quand le bruit est trop fort et qu'il nous étouffe, il devient impossible d'entendre ta Parole, d'écouter celle des autres. Il devient impossible de laisser ta Parole pendre corps dans la vie et de la délivrer à tous ceux qui attendent.

Seigneur, tu es là, assis à côté de nous pour nous dire simplement de faire silence en nous afin d'écouter la Parole qui se fait brise légère. Tu nous demandes de retrouver l'écoute en ouvrant nos oreilles, d'ouvrir enfin la bouche pour partager ton VERBE, ta Parole qui nous fait devenir.

2- Apprendre à discerner.

C'est souvent ta démarche que de parler en paraboles. Cette pédagogie de l'image qui permet de comprendre l'essentiel, tu l'as reçue de tes anciens, et tu l'adoptes comme un chemin sur lequel tu sèmes ces grains de blés qui devraient s'élever en chacun d'entre nous.

Mais il y a des jours où nous ne discernons pas ce que nous recevons ; tout ce que tu nous dis passe à côté de nous. Nos préoccupations sont si nombreuses que nous ignorons même ta Parole semée en nous de toute éternité.

En d'autres moments, notre cœur est fermé au point de ne pas entendre le cri de tous nos frères qui sont la résonnance de ton VERBE Incarné. Notre cœur est de pierre, il n'est fait que de cailloux sur lesquels viennent se blesser les cris de tous nos frères. Le blé, qui aurait dû germer, comme le fils appelé à grandir, n'a pu prendre racines en nos cœurs fermés.

Il y a aussi ces jours assombris où les ennuis l'emportent sur la vie. Tout semble s'accumuler par des soucis qui envahissent tout au point que ta Parole paraît inexistante, et que plus rien ne pousse dans le jardin du cœur. Ton VERBE, fils unique de Dieu, est simplement étouffé par nos mains qui se ferment et deviennent des poings. Personne ne peut entrer chez nous, car la porte est fermée. Nous avons trop à faire en nous occupant de nous-mêmes pour nous soucier encore de ceux qui frappent à notre porte. Ta Parole résonne, et nous nous ne l'entendons pas. La parole de nos frères vient aussi se cogner à notre porte fermée. Et ce gâchis finit par étouffer ce qu'il y a de plus précieux : ta Parole quotidienne, la parole des autres.

Il arrive parfois que notre humeur soit la bonne. Ta parole est bien toujours la même : un Amour qui se donne pour nous permettre d'aimer. Ta Parole est ce VERBE qui nous permet d'être des fils bien-aimés. Et voilà qu'elle s'épanouit tout au cœur de nos vies. Elle porte ses fruits pour nous et pour les autres. Elle nous permet de grandir, de respirer enfin, de retrouver de l'air pour "l'inspire et l'Expire", expression de la prière qui redonne la force de t'ouvrir la porte, Seigneur, toi qui n'entres jamais sans frapper, alors tu viens partager ce grain de blé que tu ES dans nos vies ; et tu nous invites à ne pas laisser à la porte ceux et celles qui frappent afin de partager ce blé qui a mûri pour devenir du pain, celui que l'on partage à chaque Eucharistie. Et voilà que le grain de blé est devenu "PAIN DE VIE".

"Celui qui a des oreilles, qu'il entende !". Il faudrait être sourd pour ne pas te comprendre."

 

3) Accomplissement.

"Ne rien avoir pour découvrir le TOUT"

Cette parole, dans la suite de tes propos, peut nous paraître étrange : "Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a."

Avoir sans posséder, pour que grandisse encore ce grain de blé semé dans notre vie et partagé avec les autres. Ce chemin n'est pas facile, mais il reste possible.

Seigneur Jésus, tu nous demandes d'aller encore plus loin : Accepter de ne rien avoir, accepter de n'être "rien", c'est accepter de nous débarrasser de ce qui ne vaut rien afin de nous ouvrir au TOUT qui n'est pas de l'AVOIR, mais qui nous permet d'ETRE.

Seigneur Jésus, tu es allé jusque là et tu nous montres ce chemin du vrai dépouillement. Tu n'avais plus rien et tu t'es dévoilé COMME CELUI QUI EST.

Nous avons bien besoin de ta PAROLE qui est VERBE DE VIE pour emprunter ce chemin de terre sur lequel désormais le grain de blé peut grandir et donner d'autres grains de blé. Nous accomplissons notre relecture de ta Parole, Seigneur Jésus, par cette prière composée à partir d'un chant de Michel GUERRE.

L'AUJURD'HUI DE DIEU

Si l'aujourd'hui de Dieu est l'aujourd'hui de l'homme, si l'aujourd'hui de l'homme est l'aujourd'hui de Dieu, les hommes rassemblés avec leurs différences s'ouvriront sur le monde au Souffle de l'Amour.

Vivons pleinement ce moment, pour chacun de nous, c'est Ta Présence qui est marquée de ton pas sur nos chemins de vie. C'est à nous, Seigneur Jésus, qu'il convient de nous rendre présents à ta Présence invisible à nos yeux, car nous ne savons que regarder au lieu de voir, écouter sans comprendre à cause de notre indifférence.

Voyons pleinement ta Présence au-delà des apparences. Il suffit pour cela de nous rassembler en ton Nom pour dévoiler ta Présence au milieu de chacun de nous.

Apprenons à goûter ta Présence dans tous ceux et celles que nous rencontrons, et nous verrons ta Présence qui a son poids d'amour dans nos vies.

Seigneur Jésus, apprends-nous à voir au-delà des apparences et nous verrons ta Présence en nous et chez les autres.

C'est alors que l'aujourd'hui de Dieu sera aussi l'aujourd'hui de chaque homme. Et nous serons capables de comprendre les différences semées au cœur de chacun de nous.

Merci, Seigneur Jésus, pour ce grain de blé que tu ES pour chacun d'entre nous.

Michel GUERRE le 19 juillet 2017

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16/07/2017
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