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RELECTURE ADRESSEE AUX SENIORS EN CE QUATORZIEME DIMANCHE ORDINAIRE 2017

14e dimanche du temps ordinaire.

Année A.

Le 9 juillet 2017

 

1) Ecoute de l'Evangile de ce dimanche :

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11, 25-30

En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.  «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

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2) une première relecture proche de l'histoire :

Seigneur Jésus, essayons de comprendre cette image du joug que tu nous donnes comme exemple d'un fardeau à porter.

Cette image est tirée de la vie quotidienne dans laquelle le travail de la terre était premier. En effet, le joug servait à atteler deux bêtes pour qu'elles puissent travailler en commun et avancer ensemble dans la même direction. (Souvenir de l'enfance et de mon adolescence sur une terre de la propriété d'un oncle de ma famille pendant la deuxième guerre mondiale).

Mais cette image fut trop utilisée dans une perspective morale. Les hommes, les femmes et les enfants eux-mêmes devaient porter leur joug comme une misère, une inévitable souffrance pour être conformes aux règles de la société civile et religieuse.

Essayons de porter notre regard sur le sens que tu donnes à cette image, Seigneur Jésus.

Pour toi, Jésus, porter le joug, c'est vivre au même diapason et en communion avec toi. Cette démarche demande une relation personnelle avec toi, Seigneur, afin de devenir des pèlerins sur les chemins qui sont des sentiers sur lesquels, nous marchons ensemble afin de rencontrer les autres.

Porter le joug devient une relation avec toi, Seigneur, nous permettant d'affirmer qu'il est possible de proclamer la paix entre les nations. 

Dans notre monde d'aujourd'hui, la paix devient une urgence. La guerre meurtrière est présente partout, y compris dans les attentats qui tuent des hommes, des femmes et des enfants.

Ton serviteur des serviteurs, le Pape Jean XXIII l'avait bien compris quand il écrivait sa première lettre à tous les homes de bonne volonté.

Nous voici donc invités à entrer dans cette réalité : Etre au même joug que toi, Seigneur Jésus. Comme toi, nous devons devenir doux et humbles de cœur, apprenant à nous encorder à la misère des hommes, des femmes et des enfants démunis.

En partageant les mêmes liens, il nous faut agir comme toi, Jésus, en priant pour être en relation avec ton Père et Notre Père, nous mettant en relations avec les autres.

Etant ainsi à tes côtés, nous irons vers la Source de Vie. Nous avons besoin de toi pour nous atteler à connaître ton Père et Notre Père.

"Personne ne connaît le Père sinon le Fils que tu es, et celui à qui le Fils veut bien le révéler."

Attelés au même joug que toi, le Fils bien-aimé, nous renaissons à ton Père sous le souffle de l'Esprit. Et c'est ainsi que nous aimerons les autres rencontrés sur nos chemins de vie.

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3) Une autre relecture du même texte de l'Evangile entendu en ce jour.

"Qui sommes-nous, Seigneur ?"

 

Sommes-nous les sages et les savants ou bien sommes-nous les "tout-petits" ?

1- Des Sages et des Savants.

Les sages et les savants savent toujours qu'ils savent tout sur tout ce qu'ils savent. Il nous arrive de nous ranger avec ces "savent tout". Avoir toujours raison sur tout et ne pas accepter de ne pas tout savoir est un chemin qui nous traverse au point d'être surnommés : "Il a raison".

Nous savons tout sur la Religion et ses lois qu'il faut mettre en pratique. Nous passons notre temps à faire la leçon à ceux et celles dont nous pensons qu'ils ne savent rien du tout. Nous freinons des deux mains ceux qui "ne savent rien" et veulent ouvrir un chemin à ceux qui ne croient pas tout savoir sur tout.

La parole déchaînée ne se prive jamais de donner la leçon en faisant remarquer que ceux qui disent "ne pas savoir" auraient dû "tout savoir". Quand la Parole se déchaîne à ce point, elle perd tout contrôle et devient meurtrière alors qu'elle voulait libérer.

Qui donc peut se targuer de tout savoir en faisant la leçon à ceux et celles qui disent "ne pas tout savoir" ? Nous sommes tous tentés, un jour ou l'autre, de croire que nous savons tout sur tout.

Dans la vie politique, dans la vie familiale, dans le monde clérical, la tentation est la même.

Seigneur Jésus, nous comprenons pourquoi tu proclames la louange à ton Père qui a caché aux "sages et aux savants" ce qu'il a révélé aux "tout-petits".

2- Les "tout-petits".

Evitons de penser que ce sont des enfants. Les "tout-petits" sont souvent les "oubliés", ceux dont on dit qu'ils ne sont pas à la hauteur. Par les fonctions occupées, ils sont montrés comme des "grands", mais leur fragilité et le souci des autres les rend "tout-petits".

Si nous sommes les "tout-petits" de ton Père, ce qui était caché se révèle au grand jour. Nous sommes dépositaires de ce qui t'a été confié : L'intime relation d'amour qui te relie à ton Père, l'intime relation qui relie ton Père à toi-même, l'intime relation qui nous relie aux autres. Car en chacun de nous, de toute éternité, tu as fait ta demeure. Oui, si nous sommes tout-petits, nous pouvons célébrer ce dialogue amoureux tout au cœur de nos vies. Et ce n'est pas pour rien qu'aujourd'hui nous célébrons ton Amour dévoilé dans ce vrai cœur à cœur.

Mais, tu le sais, Seigneur, pour l'avoir pleinement vécu, qu'Il y a des jours où le fardeau est très lourd à porter : Les critiques reçues, les injures énoncées devant des journalistes deviennent vite insurmontables. Qui peut résister à un tel étalage, alors que la discrétion était recommandée ?

L'insupportable souffrance d'une maladie que personne ne peut soigner. Que de fois nous la rencontrons en nous-mêmes et chez nos frères et sœurs !

Le fardeau des "sans Papiers" chaque jour rejetés dans les flots de la mer, dans les flots de la mort. La précarité de ceux qui sont des sous-salariés auxquels, pour enrichir les riches, on supprime certains droits légitimes. Tous ces enfants affamés qui réclament un morceau de pain, celui qu'on a jeté dans les poubelles communes.

A chacun de ces "tout-petits" de ton Père, tu proposes un moment de repos. Et tu n'es pas étranger à cette invitation que tu nous fais de venir vers toi. Elle nous aide à porter avec toi ce joug qui nous relie et devient, tout à coup, plus léger. Ton fardeau devient le nôtre, et le nôtre devient le tien. Quand nous marchons avec toi comme de bons compagnons, nous oublions la souffrance, car tu es doux et humble dans ton cœur qui nous ouvre une aire de repos.

Oui, ton joug est facile à porter quand chacun en prend sa part. Les petits comme les grands deviennent alors des "tout-petits", car ils partagent ensemble les louanges et les critiques. Et dans ces conditions où chacun reste à sa place, sans passer son temps à faire du mal aux autres, tout en croyant faire du bien à tout le monde, le fardeau devient plus léger, car il rend chacun responsable.

Seigneur Jésus, apprends-nous à devenir doux et humbles de cœur. Apprends-nous à porter le fardeau avec les autres et nous serons "tout-petits", capables d'entendre ta Parole : "Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés.  Ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés".

Ce qui était caché à notre "tout savoir", sera enfin dévoilé aux "tout-petits" que nous sommes.

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4) Accomplissement :

Seigneur Jésus, c'est par un chant composé par Michel GUERRE le 5 juillet 2011, que nous voulons, comme des "tout-petits", te dire merci en priant Marie, ta Mère, qui s'attelle avec nous pour porter nos fardeaux.

Magnifique est le Seigneur

Marie la Transparente, tu es chemin de vie. Marie toute présente, tu secondes nos vies. Discrète et effacée, chemin d'humanité. Tu n'es jamais lassée, tu es à nos côtés.

REFRAIN : Sainte Marie, tu pries en nous. Sainte Marie, tu chantes en nous : Magnifique est le Seigneur, Magnifique est le Sauveur.

Marie, tu es présente aux noces de la vie. Marie la transparente, ta parole suffit. Tu veilles sur la fête pour que coule la vie. Tu restes la discrète qui debout se réjouit. R/

Marie toute souffrante quand la tristesse est là. Marie toujours présente sur les chemins de croix. Marie tu es silence au cœur de la détresse, parole est ton silence, toute en délicatesse. R/

Marie, tu es présente au milieu de la nuit. Marie tu es vivante quand tout paraît fini. Ta confiance est intacte, tu restes délicate dans les moments de nuit, tu ne fais pas de bruit. R/

Marie, tu es confiante quand ton Fils s'efface. Tu restes à ta place. Marie, tu es croyante, jamais désespérante. Tu n'attends pas de preuves, tu marches dans l'épreuve. Pour toi, il est vivant Celui qui est absent R/

Marie au cœur des hommes, tu es toute prière. Marie, chacun te nomme pour faire la lumière. Ta présence est silence, ton silence est présence. Tu nous ouvres la route, tu effaces le doute. R/

REFRAIN : Sainte Marie, tu pries en nous. Sainte Marie, tu chantes en nous : Magnifique est le Seigneur, Magnifique est le Sauveur.

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Seigneur Jésus, nous sommes "tout-petits", et tu nous as dévoilé ce que tu caches aux savants. Nous te disons merci.

Merci au père Alejandro MUNOZ pour sa présentation merveilleuse sur le site marist youth international.

Michel GUERRE le 9 juillet 2017

 



09/07/2017
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