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RELECTURE VINGT CINQUIEME DIMANCHE 2018

25ème dimanche du temps ordinaire
Dimanche 20 septembre 2015
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc. (Mc 9, 30-37)

Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache. Car il les instruisait en disant : « Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. » Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger. Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait : « De quoi discutiez-vous en chemin ? » Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »

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25ème dimanche du temps ordinaire
Dimanche 20 septembre 2015
Relecture de L'Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc. (Mc 9, 30-37)

 

PROLOGUE :

Seigneur Jésus, en ce jour, tu dévoiles à tes compagnons le destin qui s'ouvre devant toi : ta souffrance, ta mort et ton Relèvement.

Tu saisis, à travers leur silence gêné, que tes compagnons ne comprennent rien à ta déclaration et se disputent pour savoir qui bénéficiera de la première place.

C'est alors que tu fais appel aux Douze pour leur révéler le secret d'une rencontre.

 

"LE GRAND SECRET DE LA RENCONTRE"

Ensemble, nous reprenons avec toi ces trois approches de l'Evangile :

1- Le grand dévoilement :

Seigneur Jésus, quand tu veux dévoiler une réalité importante qui concerne ta vie et entre dans la nôtre, c'est d'une manière discrète et effacée que tu le fais. Ici, le dévoilement s'appelle le "Kérygme" ; c'est l'annonce essentielle de ton passagepar la souffrance, la mort et ton "Relèvement". Cette déclaration est tellement essentielle que notre vie chrétienne ne trouve tout son sens que si nous sommes capables de vivre et de proclamer cette Parole que tu laisses résonner en chacun d'entre nous : "Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera. "

- "Le Fils de l'Homme est livré aux mains des hommes". Il est si difficile, voire inacceptable, de penser que toi, Jésus, tu sois ainsi traité. Tu as passé ta vie à te donner, et c'est la seule reconnaissance que les hommes te font.  Nous trouvons cela injuste, et nous avons raison. (Le Cardinal archevêque de Paris, Monseigneur Veuillot, dans la force de l’âge, se mourait d’un cancer dans un grand hôpital parisien. Il faisait dire aux prêtres de son diocèse : « Ne parlez jamais de la souffrance ! »). Quand on en fait l’expérience, en effet, on se rend bien compte que les discours qu’on peut avoir sur le sujet ne tiennent pas. Nul d'entre nous ne   peut expliquer l’inexplicable. Il nous faut affirmer que la souffrance n’est pas un châtiment pour quelque faute personnelle. Ce n’est pas non plus le fruit d’un péché d’origine : Dieu s'encorde à notre misère sans condition.  Nous sommes nés d'uneLiberté Originelle ! Pourquoi des innocents sont-ils frappés alors que des puissants sont épargnés ? Non, ce n'est pas ainsi que nous sommes aimés. Jésus, tu le sais bien, quand tu apaises les souffrances rencontrées ! Sans discours, tu sembles vouloir réparer une quelconque injustice. On peut communier à la souffrance de l'autre, mais on ne peut porter la souffrance à sa place.

- "Le Fils de l'Homme est tué." Une telle violence, portée à ton égard, se poursuit aujourd'hui ; ils sont nombreux les innocents qui sont frappés à mort ou délaissés sur le bord du chemin. Chaque jour les médias se font l'écho de tant de cruautés dans lesquelles des hommes, des femmes et des enfants trouvent la mort injustement. Ce sont les hommes qui tuent leurs frères, et tu as subi cette mort injuste. Non, Dieu est Source de vie : il n'est pas le Dieu des morts, il est bien le Dieu des vivants.

- "Trois jours après sa mort, il ressuscitera." Cette annonce est sans doute incompréhensible pour tes compagnons. Nous ne savons pas davantage expliquer le comment d'une telle déclaration. Mais c'est bien dans la confiance qu'il nous faut entendre cette Parole qui t'identifie au Dieu de nos pères, au Dieu des vivants.

Seigneur Jésus, nous ne pourrons désormais lire l'Evangile, et en faire relecture dans nos vies, sans une référence explicite à ce "Kérygme" : "annonce de ta mort et de ton "Relèvement".

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2 Les disputes entretenues :

Seigneur Jésus, tu t'inquiètes toujours de nos discussions, ressentant l'impression douloureuse de ne pas être compris.

Que de fois, entre nous, nous remettons en cause tes paroles qui nous paraissent tellement inexplicables. C'est au point que nous déclarons "Mystère" tout ce que nous ne comprenons pas. Et nous mettons cela sur le compte de la foi, nous disant que nous n'avons pas le droit de comprendre. Alors que le "Mystère" est une réalité que nous n'aurons jamais finie de comprendre. Nous le répétons si souvent : "Il est grand le Mystère de a foi !" Mais s'il est grand, c'est que nous sommes appelés à comprendre, sachant que ce chemin est Infini, et qu'il nous faudra toujours avancer.

Mais au lieu de cela, tes disciples se disputent pour savoir lequel d'entre eux sera déclaré le plus grand dans ce Royaume dont tu as souvent parlé, et qu'ils comprennent comme une récompense à venir.

Dans le quotidien de nos vies, nous passons notre temps à vouloir être plus grands que tous les autres, quitte parfois à les écraser afin de mieux nous élever.

Une telle attitude commence déjà à naître dans le monde scolaire. Les contrôles, à l'appui des notes qui les sanctionnent, obligent certains à trouver tous les moyens pour obtenir la meilleure des notes. Il faut dire que tout est fait pour permettre à quelqu'un de sortir en premier et de toucher ainsi la récompense.

Il va de soi que l'on montre un chemin pour réussir, mais est-il si nécessaire d'employer des moyens qui obligent certains à tricher ? La vraie pédagogie est un accompagnement, elle n'est pas un concours de beauté. Et on peut très bien réussir sa vie sans écraser les autres pour être le premier.

Le drame en tout cela, c'est que la vie adulte n'est que la conséquence de nos disputes premières pour réussir dans la vie, au lieu d'apprendre, avec ce que l'on est, à réussir sa vie.

Une telle démarche suscite souvent la jalousie et la haine, et cela devient le moteur de bien des conflits entre les pays, au point de créer des dictateurs pour faire réussir le sien en écrasant les autres.

Seigneur Jésus, pour avoir entendu tes compagnons parler si souvent de cette première place, ou de celui qui serait le plus grand dans le royaume promis, tu savais par avance l'objet de leur discussion.

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3- Le secret d'une rencontre :

C'est alors seulement que tu appelles les Douze, ceux qui auront à répondre de ta parole d'Amour. Et tu vas les initier à ton secret de ce que sont les vraies rencontres pour réussir la vie reçue.

Avant de dire des choses importantes, tu prends le temps de t'asseoir et tu invites les Douze à s'asseoir autour de toi. N'oublions pas que ces Douze nous représentent, ce qui veut dire que tes paroles qui leurs sont adressées, le sont aussi pour nous.

La première parole qui va permettre de comprendre la seconde parole est la suivante : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous. » 

Jésus, ta réponse première est claire et bien précise : "Pour être le premier, il faut être le dernier et le serviteur de tous."

Cette réalité parcourt ton existence au cours de laquelle tu nous montres l'exemple. Chaque instant de ta vie est un service rendu : tu imposes les mains, tu redonnes l'écoute aux sourds et tu fais parler les muets, tu relèves ceux et celles qui sont tombés, tu rends la vue à ceux qui ne savaient que regarder, tu donnes ton Amour par-dessus tout à ceux qui ont manqué la cible de l'amour.

Tu signeras ce geste dans le "sacrement du frère" au soir de ce dernier repas pris avec tes apôtres ; en leur lavant les pieds, tu demandes que nous fassions de même. Cette notion de service est la clé de toutes les rencontres, obligeant à se faire petit pour que l'autre grandisse.

Prenant un enfant avec toi, tu réveilles celui qui est en chacun de nous. Ta tendresse est immense puisque tu prends le temps de nous entourer de tes deux bras pour nous signifier que tu nous aimes d'un Amour Infini.

Les paroles que tu prononces sont uniques et valent vraiment la peine d'être entendues, comme si c'était pour la première fois : « Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé. »

Pourquoi chercher ailleurs le geste qui permet la vraie rencontre ? Elle se fait par l'accueil que nous te faisons en nous accueillant nous-mêmes en cet enfant que tu entoures de tendresse. Elle se fait aussi dans la rencontre avec les autres, les recevant comme étant plus grands que nous. Et dans le même mouvement, elle se fait en t'accueillant toi-même, source de tout Amour qui nous vient de ton Père dans toutes les rencontres que nous faisons en ton nom.

"Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain, comme toi-même."

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23/09/2018
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