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MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX SENIORS EN CE OCTOBRE

CMON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX  SENIORS EN CE 28 OCTOBRE 5015

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,46b-52.

En ce temps-là, tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.

Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »

Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, prends pitié de moi ! »

 Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »

L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. 
Prenant la parole, Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? »

L’aveugle lui dit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! »

Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

 
                     

Quand la confiance permet de passer de "regarder" à "voir"

 

Seigneur Jésus, cette rencontre avec l'aveugle qui est assis au bord du chemin en mendiant sont pain, c'est peut-être chacun de nous, mais ce sont aussi les autres.

Notre vie est constamment traversée par ces constantes : "Regarder et voir".

Car Bartimée est aveugle, nous sommes des aveugles et nous regardons sans voir.

L'aveugle est appelé, nous sommes appelés par toi et par les autres. Nous ne voyons pas, mais nous jetons notre parure, l'extérieur de nous-mêmes et, comme l'aveugle Bartimée, nous courons vers Toi, Seigneur Jésus.

Ta parole est toujours une demande qui cherche à soulager les souffrances et les peines. Nous éprouvons le besoin de t'entendre nous dire : "Que veux-tu que je fasse pour toi ?"

Et surgit alors cette étrange parole de l'aveugle et notre propre parole : "Maître, que je retrouve la vue !"

Il nous est donc bien arrivé de "voir" et nous ne savons plus que "regarder".  C'est ce qui nous a permis de courir vers toi, sans "voir".

Ta réponse ne se fait pas attendre quand tu nous dis :"Va, ta confiance t'a sauvé".  Et nous retrouvons la vue.

Tentons d'analyser tout ce que cela veut dire :

C'est dans le "passage de l'extérieur à l'intérieur" que nous pouvons comprendre cette réalité.

A travers Le texte reçu, tes gestes et paroles, Jésus, peuvent nous aider à trouver le vrai comportement dans nos relations.

Ces relations sont des richesses, mais elles peuvent devenir des blessures.

Quand je regarde l'autre, c'est l'extérieur de sa personne qui se signifie à moi, et je peux facilement interpréter, posséder, prendre. C'est alors que ce regard devient trompeur sur ma relation aux autres.

C'est pourquoi, il faut apprendre à passer sans cesse de "regarder" à "voir" dans les relations les plus proches comme dans les plus lointaines.

Jésus, tu nous invites à cette démarche dans le regard porté sur nous-mêmes et sur les autres.

Tu nous invites à apprendre à "voir" au milieu de nous-mêmes, mais aussi à apprendre à voir les autres de l'intérieur, et pas seulement les regarder. Voir à l'intérieur de soi, et voir à l'intérieur des autres, c'est apprendre à ne pas posséder, à continuer de grandir, et à "voir" grandir les autres de l'intérieur.

Telle est la vraie démarche de savoir passer du "regard" extérieur au "voir" intérieur.

Et ceci est valable en toutes relations : avec soi-même, avec les autres, donc avec Dieu.

Et ce geste gratuit nous invite à aimer.

 "Sourire, aimer, raisonner" se conjuguent au présent dans toute personne rencontrée.

En relisant notre vie à la lumière de ta parole, nous retrouvons confiance dans la peine et devenons capables de "voir" et pas simplement de "regarder" pour dévisager les autres.

Nous gardons cet amour qui se dévoile malgré la colère reçue parfois de l'autre, la colère retenue en soi-même.

Nous gardons la raison pour entendre le silence qui résonne au cœur comme musique d'amour qui devient symphonie dans les relations vécues. Ce silence fait désormais partie de la portée musicale. Nous ne regardons plus, mais nous voyons. Nous passons de l'écoute à l'entendement..

Merci, Seigneur Jésus, de nous aider à passer du regard à la vue.

Michel GUERRE le 28 octobre 2018



 

 



28/10/2018
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