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MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX SENIORS EN CE 30 AOUT 22018

Mon billet de ce jour adressé aux seniors en ce 30 août 2018

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24,42-51.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.

 Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.

Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.

Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ?

Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.

Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

 
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"Je ne sais ni le jour ni l'heure, mais je sais que c'est toi, Seigneur"

 

Premier regard porté : Ici et maintenant.

Seigneur Jésus, quelle belle invitation tu nous fais aujourd'hui avec un appel à ne pas nous laisser aller.

Veiller, se tenir prêts sont les mots essentiels d'une attitude afin de mieux nous laisser rencontrer.

Veiller, c'est nous rendre attentifs à ta Parole qui surgit dans la nuit. Quand la souffrance arrive, tel un voleur qui perce notre demeure et nous blesse en profondeur, si nous sommes éveillés, nous allons pouvoir nous "battre avec" et ne pas nous enfermer dans une solitude qui devient isolement.

Veiller, c'est aussi se mettre à l'écoute des cris des hommes afin de les aider quand ils sont délaissés, affamés, qu'ils appellent au secours. Nous ne pouvons entendre le cri de ceux et celles qui souffrent qu'en étant éveillés, acceptant d'être dérangés. Le Fils de l'Homme est là, au cœur de ces souffrants, veillons à ne pas le rater en ignorant leurs cris.

Se tenir prêts, c'est revêtir le tablier du serviteur qui se met à genoux aux pieds de ceux et celles qui sont fatigués par le chemin parcouru. Se tenir prêts, c'est prendre un linge et nettoyer la poussière ou les plaies de ceux qui n'en peuvent plus d'avoir trop marché sans jamais rencontrer quelqu'un pour les aider. Ils sont nombreux ceux qui marchent sur les routes humaines pour échapper aux massacres et parfois à la haine.

Ils sont nombreux ceux qui cherchent vainement un travail afin de pouvoir nourrir les leurs.

Se tenir prêts, c'est être là pour accueillir et chercher avec eux une manière de s'en sortir.

Se tenir prêts, c'est savoir que tu n'es pas ailleurs que là où se trouvent les plus pauvres et que ce que l'on fait pour eux, c'est à toi que nous le faisons.

Ces veilleurs, ceux qui se tiennent prêts, peuvent se mettre debout et recevoir la confiance donnée depuis toujours.

Avertissement : Seigneur Jésus, tu ne manques pas de nous mettre en garde si nous gaspillons tous les bienfaits que tu nous donnes. Frapper les autres pendant que certains fuient les combats meurtriers, manger et boire plus qu'il ne faut alors que certains crèvent de faim et n'ont pas d'eau pour boire, cela est une rupture de la communion étable avec toi.

Si nous ne veillons pas et ne revêtons pas la tenue de service, cela signifiera une séparation afin de refaire le chemin et nous mettre en état de veille, nous tenant enfin prêts au partage du pain. Une telle démarche est difficile et occasionne des pleurs, des grincements de dents pour remonter la pente.

Mais, avec toi, Seigneur Jésus, personne n'est perdu. Il est toujours possible de se mettre en éveil et de se tenir prêts pour le service de l'autre. C'est en le rencontrant que nous te rencontrons, toi qui viens à notre rencontre.

Mais il nous faut aller plus loin encore et accueillir ton retour annoncé.

 

Deuxième regard porté : "Frappe à ma porte !"

 

"Pourquoi parler de la mort en ne parlant jamais de ton retour, Jésus,  dans ta gloire ?"

Jésus, nous sommes dans un monde qui refuse l'échéance finale, celle qui nous concerne tous, croyants ou non croyants : un jour pourtant, que nous ne connaissons pas, viendra le temps du grand passage.

C'est ce "passage" que tu as fait et qui nous permet d'espérer ton retour annoncé dans la gloire.

"Je ne sais ni le jour ni l'heure, mais je sais que c'est toi, Seigneur !" Ce chant que nous entonnons souvent au soir de notre prière communautaire, chez les religieux et dans les monastères, montre bien l'importance de cet avènement.

En cette parabole, tu nous le dis clairement : "Tenez-vous donc prêts, vous aussi : C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'Homme viendra."

Ou nous croyons à ton "Relèvement" après ton ultime passage, ou nous refusons d'y croire.

Quoi qu'il en soit, nous avançons chaque jour vers notre ultime passage en vivant bien d'autres mutations. Et cette mort, parfois tant redoutée, s'avance aussi vers nous, toute enrobée de ta présence qui a son poids d'amour dans nos vies.

Si nous t'accordons notre confiance, nous pouvons porter notre regard sur les deux conseils énoncés précédemment :

1- Nous tenir prêts : il ne s'agit pas de rester sans rien faire ou de passer son temps dans la prière pour être prêts à vivre pleinement.

Mais les relations avec les autres dans nos loisirs, comme dans nos travaux, sont à privilégier comme tu l'as toujours fait tout au long de ta courte existence.

Tu nous demandes d'aimer la vie, de la croquer à pleines dents, de nous mettre au service des plus démunis, d'accueillir chaque jour des relations nouvelles.

Notre prière sera alors devenue riche de tout ce qui est beau et de toutes ces personnes rencontrées, sachant qu'en les rencontrant, c'est toi aussi qui nous rencontre.

2- T'accueillir dans ta gloire : Nous ne savons pas comment, mais nous pouvons te faire confiance. Ta présence d'amour a du poids dans nos vies, et on ne voit pas pourquoi cette présence rencontrée dans nos relations, la prière et le Pain de la vie, ne se dévoilerait pas pour nous ouvrir à la VIE en Plénitude.

"Tu as connu la mort, tu es ressuscité, et tu reviens encore pour nous sauver."

"Il est grand le mystère de la foi : Nous proclamons ta mort, nous célébrons ta résurrection, et nous attendons ta venue dans la gloire."

Nos liturgies sont parsemées de ces acclamations. C'est l'Espérance qui nous permet de ne jamais séparer ta mort et ta résurrection, ton dévoilement dans cet Amour que tu as pour chacun de nous.

Les "comment" importent peu pour savoir la manière dont cela se passera. L'essentiel se trouve dans les occasions de ces rencontres qui déjà nous dévoilent ta présence de GLOIRE, celle que nous vivrons au jour du grand passage qui nous ouvrira sur ton Règne de relations.

Michel GUERRE le 30 août 2018



30/08/2018
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